Paris
Stage Annuel de Formation Professionnelle

16 octobre –  10 novembre 2017

 

PROGRAMME   SPECTACLES et CONFERENCES

Studio DTM - 6 rue de la Folie Méricourt
Paris 11e  - M° St Ambroise

 

PRESENTATION du STAGE
DOSSIER
   pdf détaillé
PLANNING  des cours

LBN

Performance de et par Daniela Molina

Musique Pierre-François Blanchard
Mise en scène Enrique Pardo

15€ & 10€   RESERVATIONS ou sms 06 44 05 88 18

Mardi 24 octobre   20h

Daniela Molina Castro a vécu ses 34 ans dans une lignée familiale militaire du Chili, ce qui n’est pas rien. Enfant rebelle, étudiante de gauche, comédienne, intellectuelle, écrivain, elle arrive en France en 2010 et se met à écrire et à jouer deux spectacles sur les dites forces armées qui ont tant pesé sur sa jeunesse. D’abord elle prend pour alliée Marie Antoinette, la reine immigrante, comme elle, avec « un petit accent » ; le spectacle s’intitule : L’Autri-chienne. Puis, c’est Animitas - âmes en peine - et les questions graves. Elle endosse carrément l’uniforme et demande à son bataillon : « qui a donné l’ordre de tirer ? » Père, grand-père, grand-oncle, généraux de l’armée.

2017, lors d’un voyage au Chili, Daniela découvre au registre civil de Santiago sa Boîte de Pandore et l’ouvre. Fiction et réalité explosent...  LIRE LA SUITE

BD

PORTRAIT : d'une bouffée délirante

Performance de et par Hélène Larrodé

Mise en scène Nahuel Bustamante

 

15€ & 10€   RESERVATIONS ou sms 06 34 17 82 99

 

Vendredi 27 octobre   20h

« Vint un temps où demeurer à l'étroit dans un bourgeon était plus douloureux que le risque d'éclore », Anais Nin. C’était le premier titre proposé, beau mais plutôt long, de cette performance, écrite, jouée, chantée et dansée par Hélène Larrodé. Une méditation autobiographique, à la fois généreuse (savoir pardonner), douloureuse (pardonner aux psychiatres !?), sage, humble, insolente et drôle, souvent, comme on dit : à en pleurer de rire.

Hélène Larrodé est magnifique dans ses déambulation dansées et parlées : d’une éloquence à la fois désarmante et explosive – justement, comme une  Bouffée Délirante (« un état psychopathologique aigu avec l'apparition brutale d'un délire très riche tant par ses thèmes que ses expressions. »)

Superbe grande dame, grands corps fauve ; de celles qui ont goûté le sel de la vie. Poétesse et pétasse ? – non, c’est trop vulgaire… : plutôt « vahiné frelatée », comme dirait l’autre, au cœur en or (elle est passée par un hôpital psychiatrique à Tahiti !), et toutes deux, folie et poésie, se regardent droit dans les yeux avec le même sourire. Solitaire, mais accompagnée un temps par Anna et Daria Halprin. LIRE LA SUITE...

Marx & Anima : Le Jeune Karl Marx

Conférence / Exposé  Enrique Pardo
suivie d'une table ronde

Une invitation : "Je suis allé avec Linda voir un film hier – dans toutes les conventions (Les Halles, queue, Salle 23, préludes excécrables de films psychopathes et de pubs, puis enfin, sans même marquer le moment ! - le film…) Première fois depuis bien dix ans !
Nous y sommes allés suite à la façon dont deux collaborateurs, Vincent Jarreau et Pierre Jeammes, m’en ont parlé : Le Jeune Karl Marx (réalisateur haïtien, Raoul Peck, ami d'amis haïtiens, et que je découvre avec plaisir.)

Je voudrais proposer une refléxion : Marx et Anima.

Un regard « anima » sur Karl Marx, et sur ce film, notamment en base à la pensée de James Hillman et à sa façon de relier idées / idéalismes / idéologies avec les fonds émotionnels où se configure la notion d’anima.

Les deux figures féménines du film sont absolumment magnifiques (voilà mon anima qui s’exclame…) et magnifiquement dirigées malgré toute la condensation qu’implique ce genre de cinéma : une suite de scènes-vignettes. Plusieurs bijoux « anima ». Une refléxion à faire, surtout aujourd’hui que je sens nos âmes rongées par l’évolution économique du monde."

Mercredi 1er novembre   15h

M&J

Jenny Marx (Von Westphalen) et Karl Marx

IMPORTANT / dossier préparatoire

15h chez Linda et Enrique, Boulevard Voltaire, Paris 11e  . Réservation par email svp (vous recevrez adresse et code.)

Mélusine et "L'échappée belle du douzième siècle".

 

conférence en deux parties

par Anna Griève

English below

On peut se laisser charmer par la légende de Mélusine, ce qui signifie: succomber à son charme, entendu non point dans le sens moderne d'agrément, mais dans le sens premier de pouvoir d'envoûtement. Pour défaire le noeud maléfique où la légende s'emprisonne elle-même, et nous avec elle, il faut la considérer de deux points de vue, l'un historique, l'autre intemporel et universel.
Pour cela, il faut dans un premier temps la replacer dans le contexte culturel de cette première Renaissance qu'a constituée dans l'Europe chrétienne le douzième siècle, et qui se  caractérise par la résurgence d'un féminin divin, principalement grâce à la découverte du "merveilleux" païen d'origine celtique où abondent ces figures féminines magiques que l'on appellera les fées, et que l'Eglise condamnera comme ayant partie liée avec le démon - condamnation qui mènera peu à peu, dans les siècles suivants, à la chasse aux sorcières et qui mettra fin à cette première tentative d'intégration du féminin, encore entièrement portée par les hommes et tout à fait étrangère au revendications concrètes du féminisme.
Dans un deuxième temps, il faut comparer la légende de Mélusine à des récits que l'on retrouve dans des régions du monde très éloignées de la sphère d'influence chrétienne et qui présentent exactement la même structure et mènent eux aussi à l'échec de l'union amoureuse, mais pas du tout à la même fermeture absolue, à la même infinie distance, au même désespoir.
C'est en articulant ces deux champs d'exploration que l'on peut saisir avec justesse la légende de Mélusine, apparemment si simple, et avec elle tous les récits que l'on peut appeler, en opposition aux contes dits merveilleux, les contes et légendes d'échec.

Anna Griève

Au Studio DTM. Contribution 15€ les deux conférences. 10€ une conférence. RESERVATIONS par email svp

ENGLISH
Mélusine and the "L'échappée belle" (Happy Escape) of the 12th century.

One may easily succumb to the charming appearance of the legend of Melusine; ie fall for its charm, if we understand charm in its contemporary sense as pleasing and agreeable, but not in its primary meaning as the power to cast a spell. In order to unravel the evil knot in which this legend has imprisoned itself, and us, two points of view are necessary: one historical, the other timeless and universal.
First, we must place it in the cultural context of the first Renaissance, the one that took place in Christian Europe during the twelfth century, and which was characterized by the resurgence of a divine feminine, due mainly to the discovery of its “marvelous” Celtic pagan origins, in which such magical feminine figures, which we now call fairies, abound, and which the Church condemned as being tied to the devil – a condemnation which  gradually lead in the following centuries to witch-hunting and put a brutal end to what was a first attempt at integrating the feminine, albeit one that was undertaken exclusively by men and which was altogether alien to the real demands of feminism.

Ven et Sam 3 et 4 nov. 18h30

 

Mélusine

 

Secondly, it is necessary to compare the legend of Melusine with narratives found in regions far removed from the Christian sphere of influence but which have exactly the same structure and which also lead any attempt at a love union to failure, but without the absolute closure, the infinite distance or despair.
It is by articulating these two fields of research that one can grasp more accurately the deceptively simple and charming legend of Melusine, and, through it, all the so-called fairy tales and stories one should qualify as narratives of failure: tales and legends of failure.

Nekyia - Les descentes aux Enfers.

 

Conférence / Exposé  Enrique Pardo
suivie d'une table ronde

Nekyia est le mot grec pour descente, et spécifiquement pour la descente aux enfers. Aux enfers païens, bien sûr – plutôt froids – et convertis (religieusement) par le christianisme en enfers brûlants: les flammes éternelles avec lesquelles nous avons tous, ou du moins ma génération, été menacés dans notre enfance… Dans la bibliothèque de mon père il y avait les illustrations de Gustave Doré de la Divine Comédie de Dante (ci-contre), et notamment de la descente aux enfers, Inferno. C'était mon livre favori que je consultais en cachette – comme si on me l’avait spécifiquement interdit, pas certain; mais qui me fascinait et me faisait peur, certain.

Dans la géographie mythologique il s’agit du sous-monde, là où vont les morts, appelés justement les inferos, les habitants de l’infra-monde (pour ne pas utiliser le mot souterrain, ou le sous-monde, l’underground.) Le mot clé est underworld en anglais, et le livre clé est The Dream and the Underworld, de James Hillman – 1975 et toujours pas traduit en français ! Livre fondamental pour ce que j’ai construit ces quarante dernières années avec Panthéâtre (qui déjà devait son nom au livre Pan et le Cauchement de Hillman – en parallèle avec Hermès et ses Enfants, de Rafael Lopez-Pedraza, son compagnon de route à l’époque).

Nekyia – Descentes aux Enfers, c’est aussi le titre choisi pour le prochain Festival Mythe et Théâtre (19 juin au 1er juillet 2018.) Je ferai un exposé sur le thème et sur les raisons qui m’ont poussé à le choisir. Son rapport au théâtre notamment.

Enrique Pardo

Mercredi  8 nov. 15h

 

Dante

 

Virgile et Dante aux Enfers. (Froid!)

15h chez Linda et Enrique, Boulevard Voltaire, Paris 11e  . Réservation par email svp (vous recevrez adresse et code.)